Quand un besoin apparaît dans un SDIS (suivre les FMPA, gérer le self, cartographier les points d'eau, tenir un registre sanitaire), trois voies s'offrent au service : acheter un progiciel, développer en interne, ou faire développer sur mesure. Chacune a ses partisans. Voici ce que dix ans de projets nous ont appris sur leurs forces et leurs limites.
Le progiciel : rapide, éprouvé, rigide
Un progiciel du marché est disponible tout de suite, utilisé par d'autres services, et son coût est prévisible. Ses limites apparaissent dès que le service a une spécificité : un cycle d'astreinte particulier, une école départementale avec ses salles, un self, une unité spécialisée. Le progiciel propose alors de contourner, ou de « paramétrer » ce qui ne se paramètre pas. Les tableurs réapparaissent autour du logiciel.
Deuxième limite, moins visible : le progiciel a sa propre liste d'agents. S'il ne s'appuie pas sur un référentiel commun, il en crée un de plus.
Le développement interne : proche du besoin, fragile
Un agent qui sait développer, ou un service informatique disponible, produit souvent un outil remarquablement adapté au besoin. Le risque n'est pas la qualité initiale, c'est la durée : le jour où cet agent part ou change de fonction, l'outil n'a ni documentation, ni sauvegarde testée, ni veille de sécurité, et personne pour le faire évoluer. Nous reprenons régulièrement des applications dans cette situation.
Le sur mesure par un éditeur : adapté, durable, à condition
Le développement sur mesure par un éditeur spécialisé combine la proximité du besoin et la durabilité : documentation, hébergement supervisé, sauvegardes, veille de sécurité, équipe qui reste. Ses conditions : que l'éditeur connaisse le métier, qu'il construise sur un socle existant plutôt que de repartir de zéro, et que le code et les données restent la propriété du service.
Son coût initial est supérieur à celui d'un progiciel, mais il se compare mal : il faut le mettre en face des heures de contournement et des outils annexes que le progiciel laisse subsister.
La réponse est souvent une combinaison
Ce que nous constatons : les fonctions communes à tous les services (annuaire, formation, gardes, moyens, documentation) relèvent d'une plateforme partagée qui s'améliore avec chaque service qui l'utilise. Les fonctions spécifiques (un écran de hall, une borne de self, une fiche d'alerte montagne, un simulateur de feu) relèvent du sur mesure, sur le même socle.
La plateforme fournit le référentiel, la connexion unique, les notifications, l'hébergement. Le sur mesure ne construit que ce qui est vraiment spécifique. Et quand un module sur mesure intéresse d'autres services, il rejoint la plateforme.
Les questions à poser avant de décider
- Le besoin est-il partagé par d'autres services, ou propre au nôtre ?
- L'outil s'appuiera-t-il sur notre référentiel des agents, ou en créera-t-il un nouveau ?
- Qui hébergera, sauvegardera et surveillera l'outil dans cinq ans ?
- À qui appartiendront le code et les données ?
- Comment sortirons-nous les données si nous changeons d'avis ?
Ce que propose DYCAST avec mySIS
Une plateforme pour le commun, du développement sur mesure pour le spécifique, sur un seul socle, hébergé en France. Chaque module de mySIS a d'ailleurs commencé par une demande précise d'un service. Le développement sur mesure.