Un service d'incendie et de secours choisit un logiciel pour dix ans, rarement moins. Les démonstrations se ressemblent, les listes de fonctions aussi. Ce qui distingue une solution qui tiendra dans la durée d'une solution qu'on subira se voit ailleurs : dans l'architecture, dans la façon dont les données entrent et sortent, dans la capacité de l'éditeur à s'adapter à ce qui n'était pas prévu. Voici les dix critères que nous conseillons de mettre en face de chaque candidat.
1. Un référentiel des agents unique
La question à poser : où vit la liste des agents, et combien d'outils la recopient ? Si la formation, le planning, la restauration et la cartographie ont chacun leur liste, les écarts sont garantis à six mois. Un bon logiciel SDIS repose sur un seul référentiel, avec les grades par statut (un agent peut être professionnel et volontaire), les affectations, les compétences et leurs dates. Tout le reste s'appuie dessus.
2. Utilisable sur un téléphone, vraiment
« Responsive » ne suffit pas. Le sapeur-pompier qui dépose ses disponibilités, qui émarge une formation ou qui fait l'inventaire de son engin le fait depuis un téléphone, souvent avec des gants, parfois sans réseau. Demandez une démonstration sur téléphone, pas sur un écran de bureau, et regardez si l'application s'installe sur l'écran d'accueil sans passer par une boutique.
3. La reprise des données existantes
Votre historique de formation, vos indicateurs de condition physique, vos armements d'engins existent quelque part : dans un ancien logiciel, dans des classeurs, dans des formulaires en ligne. Un éditeur sérieux a une méthode de reprise, avec appariement des matricules et contrôle des écarts, et peut citer des reprises comparables déjà faites.
4. La réversibilité
Ce qui entre doit pouvoir sortir. Exigez des exports complets, dans des formats ouverts, à tout moment et sans surcoût, et une documentation qui permettrait à un autre prestataire de reprendre. Un éditeur qui refuse ce point vous dit quelque chose sur la relation qu'il envisage.
5. L'hébergement et les sauvegardes
Où sont les serveurs, qui est l'hébergeur, à quelle fréquence les bases sont-elles sauvegardées, où sont déposées les sauvegardes, et quand la restauration a-t-elle été testée pour la dernière fois ? Ces quatre questions ont des réponses simples chez un éditeur qui exploite sérieusement. Pour un service public français, l'hébergement en France est un prérequis plus qu'un argument.
6. Les données de santé
Résultats de condition physique, aptitudes, accompagnement sportif : un SDIS traite des données de santé au sens du règlement général sur la protection des données. Le logiciel doit les isoler, restreindre leur accès à des périmètres nominatifs, exiger un second facteur pour les consulter, et journaliser chaque consultation. Demandez à voir le journal.
7. Les interfaces avec l'existant
Le système de gestion opérationnelle, le système d'information des ressources humaines, le système d'information géographique du service prévision : le logiciel doit échanger avec eux, pas les remplacer. Vérifiez quels connecteurs existent et à quelles conditions l'éditeur développe ceux qui manquent.
8. La capacité d'adaptation
Chaque SDIS a des spécificités : un cycle d'astreinte, une école, un self, une unité de secours en montagne, un massif forestier. Un progiciel figé vous obligera à contourner. Un éditeur qui développe sur mesure sur le même socle transforme ces spécificités en modules. Demandez des exemples concrets de demandes spécifiques déjà traitées, et en combien de temps.
9. Le support et l'accompagnement
Qui répond quand un chef de centre est bloqué un samedi matin ? Un support intégré à la plateforme, relié à des personnes qui connaissent le code, vaut mieux qu'un centre d'appels qui ouvre un ticket. La formation des référents et l'aide en ligne intégrée comptent autant que le logiciel lui-même.
10. Le coût complet
Comparez sur dix ans : licence ou abonnement, hébergement, reprise de données, formation, développements spécifiques, et ce que coûtent les heures passées à contourner ce que le logiciel ne fait pas. Un abonnement plus élevé qui supprime deux journées de consolidation manuelle par mois dans chaque centre est souvent le moins cher.
Ce que fait mySIS sur ces dix points
mySIS repose sur un référentiel unique, s'installe sur téléphone, reprend vos données, s'exporte intégralement, est hébergé en France avec sauvegardes chiffrées hors site, protège les données de santé par second facteur, s'interface avec vos outils, s'adapte par développement sur mesure, intègre le support et l'aide en ligne. Le coût complet fait l'objet d'un devis clair. Découvrir la plateforme.